Engagée de longue date dans une démarche ambitieuse et exigeante pour construire un territoire durable, notre Ville fut parmi les toutes premières communes à se doter d’un Agenda 21 Local. […]

« Engagée de longue date dans une démarche ambitieuse et exigeante pour construire un territoire durable, notre Ville fut parmi les toutes premières communes à se doter d’un Agenda 21 Local. Véritable tableau de bord pour un programme d’action global et concerté, il a permis d’associer les habitants et les acteurs locaux, associatifs ou institutionnels, et de prendre en compte non seulement les dimensions techniques et environnementales du développement durable (maîtrise et performance énergétique, tri et recyclage des déchets, transports, gestion des espaces verts,…), mais aussi ses indispensables leviers économiques, sociaux et culturels.

En 2013, le Ministère de l’Ecologie et du Développement durable a prolongé jusque fin 2015 la labellisation nationale qui nous avait été attribuée pour la période 2010-2013, saluant la qualité de notre projet territorial et les efforts accomplis pour faire de Châtenay-Malabry une ville dynamique et agréable à vivre.

Cette ambition d’une ville durable est au cœur de la réflexion que nous conduisons, en permanence, pour valoriser le cadre de vie des Châtenaisiens et moderniser les services que nous leur proposons.

Le programme « Ville durable, Ville créative », engagé en avril 2015 lors des 6èmes Assises châtenaisiennes du développement durable,  permet de franchir une nouvelle étape, en axant la réflexion autour de la notion centrale de « Ville Parc ».

Pour une ville comme la nôtre, où les espaces boisés, les parcs et les jardins représentent plus de 50% du territoire communal, on comprend aisément le formidable potentiel de développement qu’une telle notion peut offrir, fidèle à l’héritage des grandes pépinières châtenaisiennes des 18ème  et 19ème siècles. Car cette idée dépasse largement la seule question du cadre de vie : s’il est agréable de vivre à Châtenay-Malabry, il peut être agréable, aussi, d’y travailler.

La Ville Parc permet ainsi de porter un regard renouvelé sur les atouts et les contraintes de notre territoire, et de tracer des perspectives innovantes sur tout ce qui fait son attractivité : les déplacements et le stationnement, l’activité économique et commerciale, le rayonnement culturel, les technologies de l’information, l’urbanisme et l’aménagement … La Ville Parc n’invite pas seulement à préserver ses espaces verts : elle invite à réfléchir sur la manière dont nous voulons « vivre la ville »,  en prenant en compte la complémentarité de ses fonctions, de ses usages, et de ses habitants. La Ville Parc n’est pas une ville musée : c’est une ville créative, fidèle à son passé, résolument tournée vers son avenir. »

Circuits courts

Il s’agit d’une relation sans intermédiaire entre le producteur et le consommateur (ou avec peu d’intermédiaires, la définition économique officielle limite à un pour relever de l’appellation « circuit court »).

Le circuit court n’implique pas forcément de proximité géographique. Ainsi, un agriculteur des Charentes peu vendre en circuits courts à une AMAP francilienne, bien que des centaines de Km les séparent.

Le terme désigne donc plutôt une limitation des intermédiaires économiques et donc un allégement des charges qui pèsent sur la chaîne de production / distribution. Cet allégement des charges se concrétise soit par une baisse des prix, soit par une meilleure rémunération des acteurs.

L’appellation trouve son origine dans les rapports producteurs / consommateurs agricoles et est avant tout liée à la qualité sanitaire (sans pesticides) et gustative (meilleure maturité) de produits comestibles.

Avec le Grenelle de l’Environnement, en 2007, le terme s’étend à tous les secteurs économiques et s’inscrit dans les réflexions d’économie sociale et solidaire.

D’un point de vue environnemental, les circuits courts mettent donc l’accent sur la qualité de la production et la rémunération décente des producteurs ; les données de transport (émissions de gaz à effet de serre notamment) sont peu considérées.

Economie circulaire

Le principe repose sur la réduction drastique des déchets émis par les productions et transformations des biens de consommation de tous secteurs. Les déchets d’une industrie doivent être considérés comme une ressource pour d’autres usages de cette même industrie, ou pour une autre industrie d’un autre secteur.

Le modèle économique fonctionne en boucle et repose sur deux principes :

  • l’économie de matière
  • l’économie d’énergie

L’Ademe a formulé 7 piliers pour l’économie circulaire :

  • Le recyclage
  • La durabilité de l’approvisionnement
  • L’éco-conception
  • L’écologie industrielle et territoriale
  • L’économie de la fonctionnalité
  • L’allongement de la durée d’usage
  • La consommation responsable.

L’économie circulaire est considérée par certains économistes contemporains comme la troisième révolution industrielle, car lui est logiquement associée la maîtrise des énergies de production, de distribution et de consommation des produits et services qu’elle génère.

La production locale de l’énergie, reposant sur des ressources variées (mix énergétique) alimentant un réseau commun (smart grids) est l’idée d’un internet de l’énergie défendu par l’économiste Jeremy Rifkin, sur le modèle de l’internet de l’information.

L’économie circulaire repose sur des pertinences territoriales et en ce sens, développe des organisations géographiques très variées, allant de l’extrême proximité (deux industries sur un même site) à des échelles régionales voire nationales ou internationales (l’industrie du recyclage alimente de nombreux secteurs: verre, isolation, etc).

La notion de proximité géographique n’est donc pas nécessairement un indicateur de performance pour l’économie circulaire. On retiendra plutôt les indicateurs de 0 déchets et de modestie énergétique.

Relocalisation

La relocalisation suppose le rapprochement d’une industrie soit avec sa matière première, soit avec les compétences dont elle a besoin et qui ne peuvent être délocalisées.

La relocalisation touche donc directement l’emploi, indépendamment de la nature de la ressource et de la nature du modèle économique (linéaire ou circulaire).

La relocalisation a des bénéfices d’ordre social, par l’attachement des travailleurs à leur industrie, par l’identité de territoire qu’elle entraine et par le sentiment de sécurité économique qu’elle engendre.

En résumé, les trois appellations sont complémentaires. Si elles tendent toutes vers des pratiques éco-responsables, leurs bénéfices environnementaux – et par opposition leurs risques – ne se situent pas sur les mêmes critères (ressources, transport, emploi, santé, énergie…)

On peut donc imaginer pour un produit donné, la mise en œuvre, à l’échelle territoriale appropriée, d’une économie circulaire (0 déchets), fonctionnant en circuit court (intermédiaires économiques limité à un), et relocalisée (proche de sa matière première et des compétences de production).

Ceci implique qu’en fonction des produits :

l’échelle territoriale appropriée sera nécessairement plus grande selon les besoins d’homogénéisation des productions (exemple de l’industrie pharmaceutique dont les produits ne changent pas d’une région à l’autre)

la nature du produit fini pourrait varier en réponse à
des pertinences locales (exemple de l’utilisation dans la construction de matériaux issus de filières locales ou de savoir faire locaux)

En d’autres termes, les nouveaux concepts ne remettent pas en cause la grande échelle territoriale et l’internationalisation. Ils replacent simplement la responsabilité environnementale au cœur de tous les schémas économiques :

  • produire sans déchets
  • réduire les émissions de gaz à effet de serre
  • réduire le recours aux produits chimiques
  • maîtriser les besoins énergétiques
  • préserver les ressources naturelles
  • soutenir l’emploi local (diminution des trajets quotidiens)

La « loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte » (issue du Grenelle de 2007 et reprise successivement par tous les gouvernements) intègre des exigences à court terme qui concernent directement les projets urbains :

  • Réduction à 50% des quantités de déchets mis en décharge d’ici 2025.
  • Recyclage de 70% d’ici 2020 des déchets du bâtiment.

Ces objectifs imposent deux démarches simultanées :

  • organiser les filières de recyclages et les industries de récupération / transformation.
  • éco-concevoir les nouveaux matériaux pour que leur réutilisation ultérieure soit aisée.