Suite au départ de l’École Centrale (été 2017) vers le campus d’excellence de Paris-Saclay, un écoquartier LaVallée va être aménagé sur cet espace stratégique pour le développement de la ville.

Ecoquartier LaVallée : priorité à l’habitat

Sur les terrains libérés par le départ de l’école Centrale, l’objectif est de créer un écoquartier d’habitat de 20 hectares, avec commerces, bureaux et équipements publics. L’aménagement doit être exemplaire en termes de Développement Durable : impact écologique des constructions, choix énergétiques, accessibilité, transports en commun, circulations douces, cadre de vie…
Après plusieurs réunions d’information, qui ont eu lieu en 2014 et 2015, deux réunions publiques de concertation ont eu lien en 2016 : pour rappeler les objectifs du projets, les perspectives et l’intégration du projet à la “Ville Parc”. Télécharger le document de présentation de la réunion du 7 juin 2016. Télécharger le compte rendu de réunion du 7 juin 2016 et pour aborder le bilan de l’étude environnementale (faune, flore et impact du projet dans son environnement) et la présentation des outils dont la ville doit se doter pour ce projet (modification du PLU, création d’une ZAC et d’une SEMOP). Télécharger le document de présentation de la réunion du 22 novembre 2016Télécharger le Bilan de la mise à disposition de l’étude d’impact.

Début 2017 : le projet entre dans sa phase opérationnelle

Pour mener à bien ce projet d’envergure, la Ville a choisi de recourir à un nouvel outil de coopération public/privé, qui garantit à la collectivité le contrôle des opérations : une Société d’Économie Mixte à Opération Unique (SEMOP), exclusivement dédiée à l’aménagement de ce nouveau quartier, dont la Ville assurera la présidence du Conseil de Surveillance. Au terme de la procédure de mise en concurrence, c’est la société Eiffage Aménagement qui a été retenue lors du Conseil municipal du 2 février 2017 comme opérateur économique et actionnaire, aux côtés de la Ville, de cette SEMOP dénommée « Châtenay-Malabry Parc – Centrale ». Par ailleurs, la création de la Zone d’Aménagement Concertée (ZAC) va permettre de définir des cahiers des charges très précis pour garantir un urbanisme équilibré et la construction des futurs équipements publics sans dépense supplémentaire pour la ville.

Aménagement maîtrisé et urbanisme équilibré

Les outils SEMOP et ZAC donnent la possibilité à la Ville de maîtriser l’aménagement du projet élaboré grâce à de nombreuses réunions de concertation avec les habitants en veillant à en faire un quartier mixte, vivant et dynamique, associant aux logements (privés et sociaux) des équipements publics (crèche, écoles, collège, gymnase), des commerces et des bureaux. Afin que le site soit relié aux grands espaces verts du parc de Sceaux et de la Coulée Verte, que les vues soient préservées et les perspectives respectées, les hauteurs des constructions seront limitées : elles varieront de 5 à 6 niveaux en moyenne, favorisant une variation harmonieuse des propositions architecturales et préservant le « grand paysage ».

La biodiversité au coeur de l’écoquartier

La large place donnée aux espaces verts publics et privés vont permettre de créer et favoriser la biodiversité sur un site actuellement pauvre et peu diversifié sur le plan écologique. Ce renforcement de la biodiversité ainsi que des liaisons douces, mais aussi la mise en valeur l’entrée de Ville autour de la nouvelle place de l’Europe, témoignent de la volonté d’équilibre entre le bâti et les espaces publics, à même de garantir un ensoleillement optimal et un cadre de vie de grande qualité, conformément à l’esprit qui caractérise la Ville Parc.

LaVallée : le développement durable au coeur de la démarche

Parce que le futur écoquartier est exceptionnel par sa taille et ses enjeux, un partenariat a vu le jour avec le premier pôle d’excellence de la Ville Durable en France, composé de six écoles d’ingénieurs, de l’école d’architecture de la Ville et des Territoires, de l’IFSTTAR (Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux), et de l’Université Paris-Est. Leur mission commune est d’étudier toutes les solutions innovantes et viables pour le futur écoquartier châtenaisien au profit d’un développement urbain durable. Parmi les défis à relever figure le choix des matériaux.

Le Développement Durable dès la déconstruction

Lancée depuis le début de l’année 2018, la phase de déconstruction des 85 000 m2 de bâtiments d’enseignement et de chambres d’étudiant (à l’exception du gymnase qui sera conservé et rénové) s’inscrit d’ores et déjà dans une démarche de Développement Durable. Les procédés mis en oeuvre sur le chantier permettent, en effet, le recyclage des terres excavées et des gravats de démolitions. Cette transformation présente un grand intérêt écologique puisqu’elle réduit l’impact environnemental du chantier en limitant les déchets et leurs transports. L’objectif est de récupérer un maximum de matériaux pour les réutiliser. D’abord via la plateforme RéaVie qui intervient pendant la phase de curage durant laquelle on ôte tout ce qui n’est pas structurel (vitres, portes, chemins de câbles, etc.) et qui récupère les matériaux pour ensuite les valoriser. Puis, dans les mois à venir, les bétons issus de la déconstruction seront concassés et réutilisés sur place pour créer les structures des futures voiries et pourront aussi, en fonction de leur qualité, être employés sous forme de granulats pour composer de nouvelles formules de béton.

Une démarche exemplaire pour la réinsertion

C’est un autre pari pour l’avenir, par le biais de l’intervention de RéaVie : le chantier du quartier LaVallée va permettre de développer une économie circulaire autour des filières de réemploi par la formation et l’insertion de personnes éloignées de l’emploi. Secondée par l’IDSU (l’association locale d’insertion), RéaVie fait bénéficier à des Châtenaisiens, sur site, de l’apprentissage des métiers liés à la vie de chantier. Des idées concrètes, des forces humaines et logistiques : ce sont les moyens déployés pour répondre aux défis que représente la construction du quartier LaVallée.

50 % d’énergies renouvelables

Toujours au chapitre de la construction, l’objectif d’utiliser au moins 50 % d’énergies renouvelables, est un choix écologique mais aussi économique puisqu’il permettra de ne pas dépendre de la volatilité des prix des énergies. Pour l’atteindre, plusieurs scenarios sont actuellement à l’étude avec une condition incontournable : avoir un coût abordable pour les usagers. Cela passera peut-être par la géothermie qui délivrera les calories nécessaires à la production d’eau chaude sanitaire et aux besoins de chauffage. La stratégie énergétique s’appuie ensuite sur deux ressources : la réduction des besoins par la performance des bâtiments, la solidarité énergétique qui permet de transférer des calories d’un équipement à un autre lorsqu’ils ne sont pas utilisés en même temps ou que leurs usages sont différents (par exemple entre bureaux et logements).

De l’agriculture urbaine

L’idée est d’implanter une ferme urbaine dans ce futur quartier qui permettra de répondre aux exigences d’une agriculture raisonnée, privilégiant les filières courtes, tout en s’inscrivant dans la tradition d’arboriculture et de pépinières qui a marqué l’histoire de notre ville. Dans cette optique, des partenariats sont envisagés dans le domaine de l’agroforesterie. L’agroforesterie repose sur l’association d’arbres et de cultures ou d’animaux sur une même parcelle, une pratique ancestrale permettant une meilleure utilisation des ressources, une plus grande diversité biologique favorable à l’augmentation des rendements.

 

« LaVallée » en hommage au fondateur de l’École Centrale

LaVallée : le nom de ce projet ambitieux et novateur évoque le patrimoine châtenaisien puisqu’il est celui du fondateur de l’École Centrale. Alphonse La Vallée, avait su, en son temps, révolutionner les mentalités. C’était un homme visionnaire qui s’est donné les moyens de concrétiser ses ambitions. L’École Centrale, qu’il a créée au XIXe siècle, avait pour objectif de préparer la jeunesse à d’autres carrières que la fonction publique, le barreau ou la médecine, de leur proposer des métiers d’ingénieurs civils. Les « Centraliens » comme on les appelle, font aujourd’hui partie de l’élite de l’enseignement en France. De 1969 à 2017, c’est à Châtenay-Malabry qu’ils ont été formés. En choisissant le nom « LaVallée » pour ce futur écoquartier dans lequel on pourra vivre, travailler, faire ses courses, se promener et se distraire, la Ville fait bien plus que rendre hommage à ce précurseur, elle s’inscrit en héritière de cette volonté d’excellence et d’innovation.