Préserver nos quartiers pavillonnaires

Au sud de la petite couronne parisienne, Châtenay-Malabry est une ville dynamique qui fait de son cadre de vie l’un des principaux atouts de son attractivité.

À l’avant-garde d’une démarche exigeante pour construire un territoire durable, nous avons été parmi les premières communes à nous doter d’un Agenda 21 Local, et nous poursuivons aujourd’hui notre développement avec l’ambition d’inventer la Ville-Parc du XXIe siècle : une Ville innovante, attrayante et solidaire, attentive à ceux qui y vivent et y travaillent.

Si certains secteurs connaissent des évolutions importantes, voulues et impulsées dans le cadre de cette stratégie – comme par exemple l’avenue de la Division Leclerc, marquée par une requalification complète avec l’arrivée prochaine du tramway T10, ou l’écoquartier LaVallée, aménagé sur les emprises libérées par le départ de l’école Centrale –, d’autres doivent au contraire être préservés, car je tiens à conserver l’équilibre harmonieux qui fait le charme et l’identité propre de notre Ville.

C’est le cas, bien sûr, de nos espaces verts, qui couvrent 50 % du territoire communal. Lors de l’adoption du Plan local d’urbanisme (PLU) en 2012, j’ai tenu à étendre les mesures de protection sur 24 hectares supplémentaires, pour garantir la pérennité de cet environnement exceptionnel.

C’est le cas, aussi, de nos quartiers pavillonnaires, témoins de l’histoire urbaine, qui contribuent fortement à la qualité de vie des Châtenaisiens. Or, alors que l’État impose aux communes d’Ile-de-France un objectif de construction de 70 000 logements par an, il est aujourd’hui nécessaire de renforcer la protection de ce tissu pavillonnaire. A Châtenay-Malabry, comme dans toutes les communes de la petite couronne, on constate en effet que l’habitat individuel subit de plus en plus la pression de promoteurs privés qui cherchent à réunir plusieurs parcelles pour construire des immeubles collectifs.

Soucieux d’éviter ces programmes qui menacent les quartiers pavillonnaires, sans pour autant pénaliser les propriétaires, qui doivent pouvoir agrandir leur maison s’ils le souhaitent, j’ai proposé une modification du PLU introduisant une variation des droits à construire en fonction de la superficie de la parcelle : plus le terrain sera grand, plus les droits à construire seront contenus, et jusqu’à 65 % de pleine terre seront imposés pour les plus grandes parcelles. Applicables en zone Up du PLU, cette « dégressivité » des surfaces constructibles, associée à l’augmentation progressive des surfaces de pleine terre, sont de nature à empêcher les promoteurs de construire des collectifs et, ainsi, à préserver le cachet de nos secteurs pavillonnaires.

Le Maire, Georges Siffredi
Premier Vice-Président du Conseil départemental
gsiffredi@chatenay-malabry.fr